Voici ce que l’hôtesse de caisse du supermarché m’a dit en voyant le comportement de mon fils !

A l’intérieur de moi, j’ai senti que mon ventre se serrait. Le mot obéir m’a fait bondir.

A sa décharge, c’est vrai qu’en apparence, il ressemblait à un enfant obéissant. Ce qu’elle a pu observer de sa caisse, c’est un petit garçon calme, qui range les courses sur le tapis et qui quand il se « pendouille » au portique et que je lui demande d’arrêter, il le fait.

Oui oui c’est possible, et nul besoin de le menacer, de lui promettre quelque chose ou encore de lui crier dessus. Il ne l’a pas fait pour m’obéir, sa motivation était tout autre.

Voilà ce qui s’est réellement passé et ce que l’hôtesse de caisse n’a pas mesuré :

Il est 18h30, le pire des créneaux horaires pour aller faire des courses : rien de tel pour être en proie à la fatigue, la faim et la sur stimulation des magasins. J’en suis consciente mais je n’ai pas le choix.

Avant de partir de la maison, il m’a aidé à faire la liste et nous avons décidé ensemble des courses dont il serait responsable.

Chacun avec son chariot en main (merci les petits chariots !), nous passons donc les rayons et prenons à tour de rôle les produits.

Eviter les crises de mon enfant au supermarché

Bien sûr qu’il m’a réclamé un paquet de bonbons puis lorsque nous sommes passés devant une gondole de petits jouets il me les a montrés en me disant qu’il en voudrait un. Ce qui est tout à fait normal, c’est un enfant ! Il ne s’agit pas de l’empêcher de demander (impossible !), il s’agit de l’accompagner à gérer sa frustration en lui donnant des outils pour y arriver.

Enfin, le moment fatidique de la caisse arrive, 4 personnes devant nous dont 3 gros caddies…

Vous comprenez bien que là, sans technique, c’est la crise assurée!

Je ne sais pas pour vous, mais pour moi, quand je me retrouve à faire la queue, j’ai le stress qui monte. Alors imaginez un peu comment peut se sentir un enfant de 4 ans et demi…

Nous ne pouvons pas attendre de lui qu’il fasse la queue 15 minutes sans bouger. De même qu’un enfant qui passerait une heure dans un supermarché, tranquillement, sans rien demander, ça n’existe pas !

Du coup, première chose à faire : commencer par changer mon état d’esprit en prenant cette attente comme un jeu.
Comme il adore compter : 1, 2, 3, 4 chariots avant nous !

Chouette ! Un magazine de recette pour débattre de la meilleure quiche au monde! Avec tout ça, 10 minutes de passées !

Et c’est à notre tour, encore une occasion de poser chaque article sur le tapis, les trier, les nommer et là encore, il s’amuse et il est occupé !

Manque de bol, un garçon devant nous se « pendouille » au portique, du coup, mon fils s’empresse de faire la même chose, normal non ?

Franchement ce truc sur les interdictions, ça m’a changé la vie !
Au lieu de dire “Ne te pendouille pas au portique” (ce qui laisse son esprit bloqué sur l’interdiction), je lui transmets la conduite à tenir : “Les portiques sont fragiles, sais tu comment on les traverse? On met les mains dans les poches et on rejoint les sacs. Tu veux essayer ? ”

Mission accomplie : Les courses sont faites et nous sommes tous deux de bonne humeur !

Voilà, vous connaissez l’envers du décor … désolée si vous vous attendiez à un coup de baguette magique, il n’y en a pas.

Il n’y a pas de mode d’emploi tout prêt pour chaque situation que vous allez rencontrer. En prenant conscience de ce qui se passe pour nous et pour nos enfants, nous allons pouvoir trouver des outils.

Après, ne pas hésiter à essayer et expérimenter sans modération pour trouver celui qui fonctionne pour vous et pour vos enfants !

Prêts à tester ?

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